Quand le quotient intellectuel laisse place au quotient émotionnel

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Les émotions, c’est la vie ! Qu’elles soient positives ou négatives, les émotions sont trop souvent mises de côté, au profit des compétences intellectuelles et des savoir-faire. Mais qu’en est-il du savoir-être ? Et s’il était tout aussi important, dans le monde de l’entreprise ? Sans émotions, il n’y aurait pas de prise de décisions.

Terme introduit en 1990 par Salovey et Mayer (merci messieurs), l’intelligence émotionnelle désigne « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et les autres ». Et c’est en 1995 que l’intelligence émotionnelle est popularisée par Daniel Goleman, qui va insister sur l’aspect bidimensionnel. L’intelligence émotionnelle fait en effet référence à la conscience et maitrise de soi, mais aussi à la conscience sociale et la gestion des relations.

Le fameux QI (quotient intellectuel) n’est donc plus le meilleur indicateur de réussite, il laisse place au QE : le quotient émotionnel. Ce quotient étant évolutif, l’intelligence émotionnelle est donc un talent qui se développe.

Un fort QE caractérisera une bonne compréhension de ses émotions et de celles des autres, une capacité à gérer les relations humaines et les conflits, et une meilleure réaction face aux émotions d’autrui. La gestion du stress, des conflits, ou encore l’autorégulation, sont directement liés à cette IE. Ainsi, un fort QE favorise l’épanouissement personnel ET professionnel.

Tiens ?! Ne sont-ce pas des qualités recherchées chez un bon manager ?

Un manager avec un bon QE se verra être un excellent élément : il sera, d’une part, à l’écoute de ses collaborateurs, mais saura surtout les comprendre et sera, ainsi, en capacité de mieux les accompagner.

Manager grâce à l’intelligence émotionnelle, c’est aussi savoir développer la motivation des collaborateurs en ciblant mieux leurs besoins.

Il est indéniable qu’une relation de confiance au sein d’une équipe favorise la productivité et la créativité.

L’intelligence émotionnelle du manager se manifestera dans la gestion des conflits. Un manager à l’écoute, et surtout dans l’acceptation des émotions de ses collaborateurs, aura la capacité « d’utiliser » leurs émotions dans un but constructif.

L’intelligence émotionnelle dans les pratiques managériales est, de ce fait, à ne pas négliger, aussi bien pour la dimension humaine que la dimension économique de l’entreprise.

Dans le recrutement ?

À l’heure où le bien-être au travail est une problématique essentielle dans les entreprises, l’intelligence émotionnelle peut aussi s’intégrer aux méthodes de recrutement. Hé oui, l’intelligence émotionnelle, c’est formidable !

Un candidat peut se différencier des autres grâce à son intelligence émotionnelle, car elle va caractériser son savoir-être et témoigner de sa personnalité.

Le monde de l’entreprise évolue rapidement et il faut, pour cela, savoir gérer le changement : ça tombe bien, une des dimensions de l’intelligence émotionnelle est l’adaptabilité (selon le modèle Baron). D’autre part, Damasio a découvert que les émotions étaient impliquées dans la prise de décision. Un bon QE relève d’une capacité de prise de recul, et de responsabilité, ce qui rend plus accessible le choix. Une personne avec une IE élevée est optimiste, proactive et flexible ; des qualités non négligeables pour s’épanouir dans le monde de l’entreprise actuel.

Cette forme d’intelligence nous permet de mettre en avant l’impact des émotions sur nos comportements. Il ne faut pas chercher à les éliminer mais bien à les gérer et les apprivoiser pour en faire des alliées. Une forte intelligence émotionnelle amène à l’épanouissement et favorise le bien-être au travail.

À vos marques… Prêts ? Développez votre intelligence émotionnelle !

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